Pourquoi l'extérieur plutôt que l'intérieur
L'isolation par l'extérieur enveloppe le bâtiment d'une couche continue : elle traite du même coup la plupart des ponts thermiques, aux jonctions de planchers et de refends, là où l'isolation par l'intérieur laisse forcément des interruptions.
Elle conserve l'inertie thermique des murs à l'intérieur du volume chauffé. Sur un bâtiment massif — et le bâti public wallon l'est souvent — cela lisse les variations de température et limite les surchauffes d'été, un sujet devenu sensible dans les écoles.
Elle ne réduit pas la surface intérieure. Sur un bâtiment administratif où chaque mètre carré est affecté, ce n'est pas un détail.
Ce qui peut l'empêcher
Une façade en pierre de taille, un bâtiment classé ou situé dans un périmètre patrimonial : l'isolation par l'extérieur modifie l'aspect, et l'accord urbanistique n'est pas acquis. Cette question se pose avant l'étude technique, pas après.
L'alignement sur le domaine public, les débords de toiture insuffisants, les seuils et les encadrements peuvent renchérir fortement l'opération. Un audit sérieux chiffre ces contraintes plutôt que de les découvrir en phase de chantier.
Quand l'extérieur est impossible, l'isolation par l'intérieur reste envisageable, mais elle demande un soin particulier sur le pare-vapeur et les retours d'isolant aux jonctions, faute de quoi elle déplace le problème d'humidité au lieu de le résoudre.