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La pompe à chaleur, et à quelles conditions

La pompe à chaleur est présentée partout comme la solution de remplacement des chaudières. Sur un bâtiment public existant, elle l'est parfois — et parfois pas du tout. L'écart entre les deux tient à quelques conditions vérifiables avant d'engager le moindre euro.

La condition qui décide de tout : la température d'émission

Une pompe à chaleur prélève de la chaleur à l'extérieur pour la restituer à l'intérieur. Son rendement s'effondre à mesure que l'écart de température augmente : elle est excellente pour alimenter un plancher chauffant ou des radiateurs surdimensionnés à basse température, médiocre pour alimenter un réseau conçu pour 80 °C.

Sur un bâtiment ancien équipé de radiateurs en fonte dimensionnés pour une chaudière au mazout, la question n'est donc pas « faut-il une PAC ? » mais « le réseau peut-il fonctionner à basse température après isolation ? ». L'ordre des travaux compte plus que le choix de la machine.

Isoler d'abord, dimensionner ensuite

Installer une pompe à chaleur avant d'isoler conduit à surdimensionner l'appareil pour des besoins qui vont baisser. On paie deux fois : à l'achat, puis en fonctionnement, une machine qui travaille en dehors de sa plage optimale.

C'est l'un des cas où l'audit fait économiser bien plus qu'il ne coûte : il remet les travaux dans l'ordre au lieu de valider une bonne idée prise isolément.

Ce qu'il faut regarder d'autre

L'emplacement de l'unité extérieure et son bruit, en particulier près de logements, d'une crèche ou d'une salle de classe. La puissance électrique disponible et le tarif appliqué. Et l'appoint prévu pour les périodes les plus froides, qui déterminera la facture réelle en janvier.

Sur votre bâtiment, par quoi commencer ?

L'audit UREBA compare les postes entre eux et vous donne un ordre de priorité défendable, avec les ordres de grandeur budgétaires.

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