Toiture chaude, toiture inversée : la question n'est pas cosmétique
Dans une toiture chaude, l'isolant est posé sur le support et recouvert par l'étanchéité. C'est la configuration la plus courante et la plus performante quand elle est bien réalisée, à condition que le pare-vapeur soit continu sous l'isolant.
Dans une toiture inversée, l'isolant est posé au-dessus de l'étanchéité et lesté. L'étanchéité est alors protégée des chocs thermiques, mais l'isolant doit être insensible à l'eau et le lestage suppose que la structure porte la charge — un point à vérifier sur un bâtiment ancien avant tout projet.
La toiture froide, avec lame d'air ventilée entre isolant et étanchéité, est aujourd'hui déconseillée : elle génère des désordres d'humidité difficiles à diagnostiquer une fois la toiture refermée.
Le moment où l'isolation coûte le moins cher
Une étanchéité de toiture plate a une durée de vie limitée. Le jour où elle doit être refaite, l'échafaudage, la dépose et la remise en œuvre sont de toute façon payés : ajouter ou renforcer l'isolation à ce moment-là ne coûte que le surcoût de l'isolant.
C'est la raison pour laquelle un audit énergétique regarde toujours l'état de l'étanchéité en même temps que l'isolation. Une commune qui refait une étanchéité sans en profiter pour isoler perd une occasion qui ne se représentera pas avant vingt ans.
Les points de vigilance sur un bâtiment occupé
Sur une école ou une crèche, les travaux de toiture se planifient pendant les congés scolaires : c'est une contrainte de calendrier à intégrer dès la demande de subvention, pas au moment du chantier.
Les relevés en périphérie, les acrotères et les traversées (ventilations, descentes d'eau, supports techniques) sont les points où l'isolation s'interrompt. Ce sont eux qui font la différence entre une toiture correctement isolée et une toiture qui l'est sur le papier.